Colloques 2013-2014

Mobilités numériques : corps, imaginaire des villes et réalités hybrides

mobilites-numeriquesVendredi le 17 mai 2013
9 h15 à 17 h 00

Samedi le 18 mai 2013
9 h 10 à 13 h 00

Coeur des Science
Agora Hydro-Québec
Salle CO-R500
175, avenue Président-Kennedy
Montréal (Québec)
H2X 3P2
Métro Place-des-Arts

Horaire
Liste des participants
Déroulement du colloque et présentations vidéos

Comité organisateur :

Lorella Abenavoli

lorella-abenavoliBIO
Artiste franco-italienne en art audio, Lorella Abenavoli produit des oeuvres installatives interdisciplinaires convoquant la biologie, la physique, l’acoustique, la programmation associées aux pratiques plastiques de l’espace. Ces oeuvres donnent à entendre les rythmes imperceptibles de la Terre, des arbres, des particules cosmiques, du corps... Elle a exposé son travail en Europe, aux Etats-Unis et au Canada. Boursière du FQRNT, elle est arrivée au Québec en 2007 pour poursuivre un doctorat à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Sa recherche vise à définir la place de la sonification dans les arts plastiques et médiatiques. Chargée de cours à l’UQAM, elle est l’auteure de nombreux articles sur l’art audio. Elle travaille actuellement à la réalisation d’oeuvre sonores révélant les mouvement interne du corps humain.
www.abenavoli.net

Renée Bourassa

BIO
Renée Bourassa est professeure à l’École de design de l’Université Laval. De nature interdisciplinaire, ses intérêts de recherche portent sur les fictions issues des médias numériques, sur les pratiques expérientielles dans les dispositifs de réalité mixte, sur la performativité et les effets de présence ainsi que sur la culture numérique. Elle a publié en 2010 un essai intitulé Fictions hypermédiatiques : mondes fictionnels et espaces ludiques. Des arts de mémoire au cyberespace. Elle co-dirige avec Louise Poissant deux ouvrages collectifs intitulés Personnage virtuel et Corps performatif : effets de présence (2013) et Avatars, personnages et acteurs virtuels (2013), ainsi qu’un autre ouvrage intitulé Figures de l’immersion, en co-direction avec Bernard Guelton et Bertrand Gervais (à paraître, 2013). Chercheure membre régulier du groupe de recherche sur la performativité et les effets de présence, elle est également affiliée au centre Figura, au laboratoire NT2, au CRIALT ainsi qu’au LAMIC.
www.design.ulaval.ca/personnel/professeurs/renee-bourassa.html

Josette Féral

josette-feralBIO
Josette Féral enseigne actuellement à La Sorbonne nouvelle-Paris3. Elle est professeur à L’École supérieure de théâtre de l’Université du Québec à Montréal depuis 1981. Elle a publié de nombreux livres parmi lesquels Théorie et pratique : au-delà des limites (Entretemps, 2011), Mise en scène et jeu de l’acteur, tomes 1, 2 et 3(Montréal, Bruxelles, 1997, 1998, 2007), Rezija in Igra (Slovénie, 2008). Directrice de plusieurs ouvrages collectifs dont les plus récents sont Pratiques performatives : Body Remix (Presses de l’Université de Rennes, 2012) et Genetics of Performance (Cambridge Univ. Press, Theatre Research International, 2008), The transparency of the text : Contemporary Writing for the Stage (co-éd. avec Donia Mounsef, Yale French Studies, 2007), Le réel à l’épreuve des technologies (co-dir avec E Perrot), Rennes, 2013. Ses articles ont été traduits dans une douzaine de langues. Elle est invitée à donner des séminaires dans plusieurs universités. Elle a été présidente de la FIRT (Fédération internationale pour la recherche théâtrale) de 1999 à 2003.

Louise Poissant

louise-poissantBIO
Louise Poissant est une des fondatrices d’Hexagram et doyenne de la Faculté des arts de l’UQAM. Elle s’intéresse aux enjeux pratiques, théoriques et esthétiques que sous-entend l’utilisation des médias comme médium. Elle est l’auteure de nombreux ouvrages et articles dans le domaine des arts médiatiques publiés au Canada, en France et aux États-Unis. Elle a dirigé la rédaction et la traduction d’un dictionnaire sur les arts médiatiques publié aux PUQ en français et en version électronique. Ses recherches actuelles portent sur les arts et les biotechnologies et sur la notion de présence virtuelle dans les arts de la scène.

Introduction aux journées d’étude

Le groupe de recherche Performativité et effets de présence, sous la co-direction de Josette Féral et Louise Poissant, mène une réflexion depuis plusieurs années sur les mutations des pratiques performatives engendrées par leur rencontre avec les pratiques médiatiques. Dans le cadre de ces activités, les 17 et 18 mai 2013, deux journées d’étude organisées par Renée Bourassa et Lorella Abenavoli seront consacrées aux mobilités numériques dans leurs relations à la corporéité et à l’imaginaire des villes, porteurs de réalités hybrides.

À la croisée des arts de performance, des arts sonores, visuel et médiatiques, des théâtres expérientiels et participatifs, ainsi que du cinéma étendu, les dispositifs de mobilités numériques occupent une place croissante dans certaines pratiques performatives qui se déroulent hors les murs des institutions consacrées, que ce soit la galerie, la salle de cinéma ou le théâtre. Parcours en espace urbain ou cartographies augmentées des lieux, ces pratiques répondent à la croissance de la mobilité dans nos sociétés contemporaines et à la prolifération des technologies portables. Par exemple, l’émergence des téléphones mobiles et des systèmes de géolocalisation GPS connectés à Internet ainsi que des applications mobiles aux multiples fonctionnalités de réalités augmentées déploie tout un champ de création interdisciplinaire, que les artistes s’approprient. Les technologies mobiles sont porteuses de transformations sociales ou de changements dans les modes de vie, enjeux que les artistes interrogent. Les pratiques artistiques autour des mobilités numériques agissent en redéfinissant ou en détournant leurs usages attendus.

La thématique de ces journées d’étude appelle une réflexion sur le concept même de mobilités numériques dans leurs relations à la corporéité et aux effets de présence. En prenant corps dans les lieux physiques du quotidien, à partir des configurations de l’espace urbain et de ses flux, ces pratiques quittent le paradigme de la représentation pour un modèle expérientiel. Elles problématisent la présence en associant le contexte local où se déroule l’événement à un ailleurs ou à un autre, tout en renégociant la relation entre l’espace privé et l’espace public. Ces performances urbaines déploient l’imaginaire des villes : elles inventent des situations de réalités hybrides, où se conjuguent la mobilité du corps dans l’espace physique de la ville et la présence mentale par le biais de l’imaginaire, que médiatisent les dispositifs portables. De telles pratiques artistiques renvoient à un trait fondamental de la perception esthétique, soit son pouvoir de transformation et de transfiguration de l’expérience, où se jouent les effets de présence.

Ces journées d’étude visent à prendre la mesure de ce domaine de création aux frontières ouvertes, en favorisant les passages entre réflexion théorique et pratique créative.

Renée Bourassa


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