Conférences 2007-2008

Effets de présence et effets de réel dans les arts de la scène et les arts médiatiques

Journées d’études
5-6 juin 2008


Le cliché performatif contigu

Le sujet photographique partage certains traits essentiels de la performance, la construction et l’artifice par exemple, lesquels sont en retour contaminés par les transformations technologiques. À travers les histoires étroitement liées du performatif et du photographique, la production contemporaine d’images numériques servira de fond à une investigation de la parenté fondamentale entre tekhnê et affect, menant au moment de création contiguë du cliché performatif.

Valérie Lamontagne
16 mai 2008


L’apparition comme expérience esthétique

Cette communication vise à montrer comment l’intervention sur le matériau ambiant d’un environnement peut provoquer de fausses lectures perceptuelles, soit des illusions. Des images et des extraits sonores tirés d’un laboratoire d’expérimentation seront présentés en complément de l’état des travaux. Pour la présentation de la problématique, j’aborde les points suivants :

  • Un parcours étymologique des concepts phénomène/ apparence/ apparition;
  • Les effets de présence : une manifestation de l’apparition;
  • Les conditions de l’expérience esthétique de l’apparition;
  • Chiasme et lieu de l’illusion perceptive;
  • Présentation des résultats de deux études;
  • En savoir plus

Marjolaine Béland
11 avril 2008


D’autres images s’il-vous-plait! amérindianité et performativité dans la photographie

"Ma présentation avait comme sujet le lien entre performance, performativité, photographie cultures amérindiennes. Après avoir abordé les trois types de performativité photographique (la photographie mise en scène, la photo-performance et la photographie performative), nous avons discuté des effets de présence discordants dans des œuvres photographiques où l’autoreprésentation déstabilise les conventions qui régissent habituellement notre perception des cultures amérindiennes. Le caractère performatif de ces images brouille les conventions, déplace les représentations superficielles de l’amérindianité."

Jonathan Lamy
28 mars 2008


Théâtre, musique et vidéo dans Eraritjaritjaka de Heiner Goebbels

Dans cette création scénique de Goebbels, la vidéo fait en sorte de dé-cadrer la scène, elle opère un décentrement de l’œuvre théâtrale, tout en se jouant de la perception du spectateur. Cette œuvre combinatoire crée des croisements inouïs entre les arts convoqués : les images visuelles et sonores se répondent de façon étonnante alors que la scène théâtrale se décomposent pour mieux apparaître dans un lointain en trompe-l’œil.

Marie-Christine Lesage

Acteur charnel / partenaire virtuel : l’altérité en jeu grâce aux nouvelles technologies

Edwige Perrot

22 février 2008


Temps, espace, relation, interface

Anolga Rodionoff
8 février 2008


L’image événement ou le fantasme de l’immédiateté

L’objet de cette présentation sera de penser la place de l’image d’information au sein de notre société contemporaine. Aujourd’hui, comment informe-t-on par l’image ? Quel est l’impact de l’image d’information sur nos sociétés ? Comment définir sa manière d’être au monde mais aussi comment qualifier et analyser sa puissance « transformatrice » sur ce monde.

Émilie Houssa
18 janvier 2008


Live movies: a field guide to new media for the performing arts

Kirby Malone et Gail Scott White présentent, images et extraits vidéos à l’appui, les enjeux de la performance interdisciplinaire contemporaine telle que traitée dans leur livre Live Movies: A Field Guide to New Media for the Performing Arts (2006). Les deux conférences qu’ils donneront à l’UQAM, le 6 et le 7 décembre prochains, traitent d’un nouveau genre de performance qui allie sur la scène de théâtre art dramatique et cinématographique. Les deux conférences qui se tiendront à l’UQAM constitueront un survol des théories et des pratiques en lien avec ces formes médiatiques mixtes... En savoir plus

Kirby Malone
Gail Scott-White
7 décembre 2007


Felt presence: an extra-personal awareness through soft architecture

Felt presence, an awareness of someone or something animate, present close to an experiment, is a common yet underappreciated phenomenon. Felt presence can take on different forms and may be at the root of many religious/ecstatic experiences and beliefs in the supernatural. Extent and intensity of felt presence experiences can vary: it can appear both under some extreme conditions such as sleep paralysis attack, sensory deprivation or as part of an epileptic aura; and in much milder forms during the everyday life simply as a fleeting sensation that "someone is there".

To explore the felt presence phenomenon in all its richness and subtlety it is necessary to develop a method which would be as flexible and nuanced as the experiences themselves. In the domain of film, theater, telepresence and virtual reality the presence of others enhances the level of immersion in and engagement with the artificial/imaginary space. Felt presence in this case seems to be used implicitly, and is a necessary condition to produce the desired sense of presence. Is it possible to create environments which would stimulate sensation of felt presence? How can new media technologies enhance such environments?

Sha Xin Wei
Elena Frantova
Elizaveta Solomonova
16 novembre 2007


Présentation du site internet

www.effetsdepresence.org

Liviu Dospinescu

Du virtuel au réel : les environnements immersifs
L’exemple de Janet Cardiff

Dans The Paradise Institute, œuvre de Janet Cardiff et de George Bures Miller, le spectateur entre dans un environnement immersif qui le plonge dans un univers où il perd ses repères tout en croyant « reconnaître » les événements, les images et les sons. Or tout dément cette réalité. Perdu entre réel et virtuel, il devient spectateur de lui-même alors que Cardiff travaille à susciter différents niveaux de fonctionnement, jouant avec ses sens.

Josette Féral

19 octobre 2007


Théâtres virtuels : l’acteur et le spectateur

S’il est une question qui a cristallisé les débats entre partisans et opposants des théâtres virtuels, c’est bien celle de la prétendue disparition de l’acteur, conséquence apparemment inéluctable de l’utilisation des technologies numériques au théâtre. Certains ont vu dans les ordinateurs la fin de l’acteur, sa disparition définitive des planches, sa mise au rebut. Être ici ou être pixel : comme s’il n’y avait pas d’autre alternative qu’un choix entre un monde physique et un monde virtuel, entre un être de chair et un être informatique, entre un acteur et un objet numérique. 0 ou 1, ou l’un ou l’autre. La logique binaire s’appliquerait à l’acteur, ou bien ici, en chair et en os, ou bien là-bas, objet numérique, « agent » du cyberespace. Elle s’appliquerait également au spectateur, soit ici, dans la salle, en face de l’acteur, soit ailleurs, métamorphosé en objet numérique. Pourtant, la situation n’est pas si tranchée, si simple : aujourd’hui les limites sont brouillées, les frontières entre le biologique et le technologique ont perdu de leur évidence, et les positions respectives de l’acteur et du spectateur ne sont plus aussi nettes. Faire et voir ne sont plus opposés, favorisant l’émergence de nouvelles postures de l’acteur et du spectateur. Ainsi, nous verrons notamment que l’un des enjeux des théâtres virtuels est d’établir un « sentiment de présence » du joueur (qu’il soit spectateur – geste amateur – ou acteur – geste expert) dans le dispositif scénique.

Clarisse Bardiot
24 septembre 2007


Effets de présence

Présentation de divers dispositifs et des interfaces, des embrayeurs de présence. Cette notion empruntée à Nicolas Ruwet, traducteur de Jakobson et de sa notion de shifter (notion reprise et développée plus tard par Benveniste en 1966) servira à analyser ce qui permet au personnage virtuel de faire irruption à titre de partenaire dans la scène et de devenir un agent au sens fort du mot, un personnage ou un contexte dont le rôle oriente l’action. Les embrayeurs renvoient soit aux actants soit aux circonstances spatiales (ici, là) ou temporelles (maintenant, hier, tout de suite, etc.) de l’énonciation. Dans le cas des arts de la scène, les embrayeurs sont littéralement ce par quoi l’action se déclenche donnant corps à l’ensemble de la scène incluant les acteurs réels aussi bien que virtuels.

Louise Poissant
21 septembre 2007


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