Corps en scène : L'acteur face aux écrans

Présentations audio
Colloque international

3, 4, 5 juin 2015

Claire Lasne-Darcueil, Conservatoire Supérieur d'Art Dramatique (France)
Stanislas Nordey, Théâtre National de Strasbourg - École Supérieur d'Art Dramatique (France)
Frédéric Plazy, Manufacture - Haute école de théâtre de Suisse romande (Suisse)
Didier Abadie, École régionale d'acteurs de Cannes (France)
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Guy Cassiers
Metteur en scène, Toneelhuis (Belgique)
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Jacques Delcuvellerie
Grupov (Belgique)
Le hiéoglyphe humain tend à s'effacer
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Jean-Francois Peyret
tf2 et Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3 (France)
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Joris Mathieu
Théâtre Nouvelle génération - Centre Dramatique National de Lyon (France)
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Sybille Wilson
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Corps en scène : L'acteur face aux écrans

Présentations vidéos
Colloque international

3, 4, 5 juin 2015

Introduction

Philip Auslander
Georgia institute of technology (US)
The Gollum problem

Guy Cassiers
Metteur en scène, Toneelhuis (Belgique)

Jacques Delcuvellerie
Grupov (Belgique)
Le hiéoglyphe humain tend à s'effacer

Robert Faguy, Ludovic Fouquet, Elizabeth Plourde
L'acteur performateur-médiateur : de la captation à la transmission de l'image en directe

Christiane Jatahy
Metteuse en scène (Brésil)
Talking about « Julia »

Bonnie Marranca
PAJ, Performing Arts Journal (US)
Johan Jonas - Technologies and performance in Reanimation

Stanislas Nordey
Théâtre National de Strasbourg

Kris Verdonck
Metteur en scène (Belgique)

*Toutes les vidéos ont été captées par Giulio Boato

Colloques 2013-2014

Mobilités numériques : corps, imaginaire des villes et réalités hybrides

mobilites-numeriquesVendredi le 17 mai 2013
9 h15 à 17 h 00

Samedi le 18 mai 2013
9 h 10 à 13 h 00

Coeur des Science
Agora Hydro-Québec
Salle CO-R500
175, avenue Président-Kennedy
Montréal (Québec)
H2X 3P2
Métro Place-des-Arts

Horaire
Liste des participants
Déroulement du colloque et présentations vidéos

Comité organisateur :

Lorella Abenavoli

lorella-abenavoliBIO
Artiste franco-italienne en art audio, Lorella Abenavoli produit des oeuvres installatives interdisciplinaires convoquant la biologie, la physique, l’acoustique, la programmation associées aux pratiques plastiques de l’espace. Ces oeuvres donnent à entendre les rythmes imperceptibles de la Terre, des arbres, des particules cosmiques, du corps... Elle a exposé son travail en Europe, aux Etats-Unis et au Canada. Boursière du FQRNT, elle est arrivée au Québec en 2007 pour poursuivre un doctorat à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Sa recherche vise à définir la place de la sonification dans les arts plastiques et médiatiques. Chargée de cours à l’UQAM, elle est l’auteure de nombreux articles sur l’art audio. Elle travaille actuellement à la réalisation d’oeuvre sonores révélant les mouvement interne du corps humain.
www.abenavoli.net

Renée Bourassa

BIO
Renée Bourassa est professeure à l’École de design de l’Université Laval. De nature interdisciplinaire, ses intérêts de recherche portent sur les fictions issues des médias numériques, sur les pratiques expérientielles dans les dispositifs de réalité mixte, sur la performativité et les effets de présence ainsi que sur la culture numérique. Elle a publié en 2010 un essai intitulé Fictions hypermédiatiques : mondes fictionnels et espaces ludiques. Des arts de mémoire au cyberespace. Elle co-dirige avec Louise Poissant deux ouvrages collectifs intitulés Personnage virtuel et Corps performatif : effets de présence (2013) et Avatars, personnages et acteurs virtuels (2013), ainsi qu’un autre ouvrage intitulé Figures de l’immersion, en co-direction avec Bernard Guelton et Bertrand Gervais (à paraître, 2013). Chercheure membre régulier du groupe de recherche sur la performativité et les effets de présence, elle est également affiliée au centre Figura, au laboratoire NT2, au CRIALT ainsi qu’au LAMIC.
www.design.ulaval.ca/personnel/professeurs/renee-bourassa.html

Josette Féral

josette-feralBIO
Josette Féral enseigne actuellement à La Sorbonne nouvelle-Paris3. Elle est professeur à L’École supérieure de théâtre de l’Université du Québec à Montréal depuis 1981. Elle a publié de nombreux livres parmi lesquels Théorie et pratique : au-delà des limites (Entretemps, 2011), Mise en scène et jeu de l’acteur, tomes 1, 2 et 3(Montréal, Bruxelles, 1997, 1998, 2007), Rezija in Igra (Slovénie, 2008). Directrice de plusieurs ouvrages collectifs dont les plus récents sont Pratiques performatives : Body Remix (Presses de l’Université de Rennes, 2012) et Genetics of Performance (Cambridge Univ. Press, Theatre Research International, 2008), The transparency of the text : Contemporary Writing for the Stage (co-éd. avec Donia Mounsef, Yale French Studies, 2007), Le réel à l’épreuve des technologies (co-dir avec E Perrot), Rennes, 2013. Ses articles ont été traduits dans une douzaine de langues. Elle est invitée à donner des séminaires dans plusieurs universités. Elle a été présidente de la FIRT (Fédération internationale pour la recherche théâtrale) de 1999 à 2003.

Louise Poissant

louise-poissantBIO
Louise Poissant est une des fondatrices d’Hexagram et doyenne de la Faculté des arts de l’UQAM. Elle s’intéresse aux enjeux pratiques, théoriques et esthétiques que sous-entend l’utilisation des médias comme médium. Elle est l’auteure de nombreux ouvrages et articles dans le domaine des arts médiatiques publiés au Canada, en France et aux États-Unis. Elle a dirigé la rédaction et la traduction d’un dictionnaire sur les arts médiatiques publié aux PUQ en français et en version électronique. Ses recherches actuelles portent sur les arts et les biotechnologies et sur la notion de présence virtuelle dans les arts de la scène.

Introduction aux journées d’étude

Le groupe de recherche Performativité et effets de présence, sous la co-direction de Josette Féral et Louise Poissant, mène une réflexion depuis plusieurs années sur les mutations des pratiques performatives engendrées par leur rencontre avec les pratiques médiatiques. Dans le cadre de ces activités, les 17 et 18 mai 2013, deux journées d’étude organisées par Renée Bourassa et Lorella Abenavoli seront consacrées aux mobilités numériques dans leurs relations à la corporéité et à l’imaginaire des villes, porteurs de réalités hybrides.

À la croisée des arts de performance, des arts sonores, visuel et médiatiques, des théâtres expérientiels et participatifs, ainsi que du cinéma étendu, les dispositifs de mobilités numériques occupent une place croissante dans certaines pratiques performatives qui se déroulent hors les murs des institutions consacrées, que ce soit la galerie, la salle de cinéma ou le théâtre. Parcours en espace urbain ou cartographies augmentées des lieux, ces pratiques répondent à la croissance de la mobilité dans nos sociétés contemporaines et à la prolifération des technologies portables. Par exemple, l’émergence des téléphones mobiles et des systèmes de géolocalisation GPS connectés à Internet ainsi que des applications mobiles aux multiples fonctionnalités de réalités augmentées déploie tout un champ de création interdisciplinaire, que les artistes s’approprient. Les technologies mobiles sont porteuses de transformations sociales ou de changements dans les modes de vie, enjeux que les artistes interrogent. Les pratiques artistiques autour des mobilités numériques agissent en redéfinissant ou en détournant leurs usages attendus.

La thématique de ces journées d’étude appelle une réflexion sur le concept même de mobilités numériques dans leurs relations à la corporéité et aux effets de présence. En prenant corps dans les lieux physiques du quotidien, à partir des configurations de l’espace urbain et de ses flux, ces pratiques quittent le paradigme de la représentation pour un modèle expérientiel. Elles problématisent la présence en associant le contexte local où se déroule l’événement à un ailleurs ou à un autre, tout en renégociant la relation entre l’espace privé et l’espace public. Ces performances urbaines déploient l’imaginaire des villes : elles inventent des situations de réalités hybrides, où se conjuguent la mobilité du corps dans l’espace physique de la ville et la présence mentale par le biais de l’imaginaire, que médiatisent les dispositifs portables. De telles pratiques artistiques renvoient à un trait fondamental de la perception esthétique, soit son pouvoir de transformation et de transfiguration de l’expérience, où se jouent les effets de présence.

Ces journées d’étude visent à prendre la mesure de ce domaine de création aux frontières ouvertes, en favorisant les passages entre réflexion théorique et pratique créative.

Renée Bourassa


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Colloques 2012-2013

Effets de présence du son : performance, radio art et installation

effets-presence-sonLe groupe de recherche Performativité et effets de présence, sous la co-direction de Josette Féral et Louise Poissant, mène une réflexion depuis plusieurs années sur les mutations des pratiques performatives engendrées par leur rencontre avec les pratiques médiatiques. Le 25 mai prochain, nous organiserons une journée d'étude consacrée aux effets de présence du medium son.

Les pratiques sonores occupent une place croissante dans les arts performatifs: théâtre, danse, performance, et toutes les pratiques hybrides se situant aux frontières de ces disciplines historiques. On fait d'entrée de jeu une différence entre les pratiques sonores et la musique, en excluant cette dernière. Le déploiement des techniques de l'audio et, avec elles, l'émergence du medium son comme entité plastique autonome, invitent notre groupe à se concentrer sur ce medium, le temps d'une journée, pour mettre en exergue sa faculté à produire des "effets de présence".

On pourrait dire avec Bernard Stiegler que la matière sonore, tout comme le cinéma, est un objet temporel qui "coïncide avec le flux de la conscience". Cette caractéristique a pour effet de créer un continuum entre l'espace de la performance et celui du public, pour lequel le medium son reste souvent transparent. L'un des objectifs de cette journée d'étude, grâce à l'exposé d'artistes, de professionnels, chercheurs, professeurs, spécialistes, est de mettre à découvert certains processus, procédés et procédures de travail du medium son afin de saisir sa faculté à induire une forme de présence poétique, esthétique, sensorielle sur les créations.

L. Abenavoli

Comité organisateur :
Lorella Abenavoli
Marie-Christine Lesage
Louise Poissant

Horaire
Liste des participants et présentations vidéos

Journée d'étude
Vendredi le 25 mai 2012 9h00 à 17h30

HEXAGRAM-UQAM
Pavillon des sciences biologiques
Salle SB-4105
141, avenue Président-Kennedy
4e étage
Montréal (Québec)
H2X 1Y4
Métro Place-des-Arts, vers la sortie UQAM


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Colloques 2011-2012

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Colloques 2010-2011

Effets de présence et effets de réel dans les arts de la scène et les arts médiatiques - Volet 3 : le corps remixé

corps-remixeJournée d'études
12 et 13 mai 2010

Programme 

 

 

 

 


Colloques 2009-2010

Effets de présence et effets de réel dans les arts de la scène et les arts médiatiques - Volet 2 : formes indisciplinées

formes-indisciplineesJournée d'études
28 et 29 mai 2009

Programme  

 

 

 


Mobilités numériques : Corps, imaginaire des villes et réalités hybrides

Les 17 et 18 mai 2013

Louise Poissant

Mot de bienvenue You must have the Adobe Flash Player installed to view this player.

Renée Bourassa

Présentation de la journée You must have the Adobe Flash Player installed to view this player.
Parcours de réalités hybrides dans les imaginaires de la ville You must have the Adobe Flash Player installed to view this player.

BIO
Renée Bourassa est professeure à l’École de design de l’Université Laval. De nature interdisciplinaire, ses intérêts de recherche portent sur les fictions issues des médias numériques, sur les pratiques expérientielles dans les dispositifs de réalité mixte, sur la performativité et les effets de présence ainsi que sur la culture numérique. Elle a publié en 2010 un essai intitulé Fictions hypermédiatiques : mondes fictionnels et espaces ludiques. Des arts de mémoire au cyberespace. Elle co-dirige avec Louise Poissant deux ouvrages collectifs intitulés Personnage virtuel et corps performatif : effets de présence (2013) et Avatars, personnages et acteurs virtuels (2013), ainsi qu’un autre ouvrage intitulé Figures de l’immersion, en co-direction avec Bernard Guelton et Bertrand Gervais (à paraître, 2013). Chercheure membre régulier du groupe de recherche sur la performativité et les effets de présence, elle est également affiliée au centre Figura, au laboratoire NT2, au CRIALT ainsi qu’au LAMIC.

RÉSUMÉ
Cette communication se penche sur les expériences participatives où interviennent les mobilités numériques dans les pratiques artistiques en émergence, qui témoignent du nomadisme contemporain. Les dispositifs portables relient la trajectoire d’un promeneur à un espace en-ligne ou à une base de données, pour en augmenter la dimension symbolique. Ils font appel aux téléphones et aux applications mobiles ainsi qu’aux systèmes de positionnement géolocalisés. Le parcours augmenté devient une expérience esthétique de nature performative, lequel connecte l’espace de proximité à un ailleurs ou à une altérité. Déambuler dans un lieu renvoie à l’expérience centrale du corps dans l’espace physique doublé d’un espace imaginaire, que médiatisent les technologies mobiles. Cette situation hybride, entre espace privé et espace public, modifie les conditions de perception de la ville, pour en multiplier les significations. Le parcours se tisse en fonction d’une narrativité superposée à la ville et trace une poétique des lieux urbains.


Benoît Bordeleau

Mieux vaut choisir les sentiers qui bifurquent : détours sur la réappropriation des technologies GPS en arts

BIO
Benoit Bordeleau vit et travaille à Montréal depuis 2005. Il a déposé en 2011 un mémoire de maîtrise en études littéraires (profil création, UQAM) offrant une réflexion sur la note de terrain, l’écriture fragmentaire et le montage textuel au sein d’une posture d’écrivain flâneur. Il a oeuvré pendant plusieurs années à titre d’assistant de recherche au Laboratoire NT2 : au cours de cette période, il s’est notamment intéressé aux représentations hypermédiatiques de la ville. Il a aussi été webmestre pour La Traversée – Atelier qué--bécois de géopoétique avant de prendre le relais de la coordination de cette dernière en 2010. En 2012, il a publié un premier récit intitulé Au détour de l’habitude dans la collection « Éclats » de La Traversée. Il poursuit des études doctorales dans une perspective de recherche-création où se conjuguent des réflexions sur le rapport entre flânerie, imaginaire et quotidienneté par le biais des représentations du quartier Hochelaga.

RÉSUMÉ
Alors que les technologies du Global Positioning System ont infiltré nos dispositifs mobiles, qu’il s’agisse de téléphones dits intelligents, tablettes numériques et autres dispositifs, elles semblent dorénavant tenues pour acquis. Cette intervention propose de retracer le parcours des technologies GPS, depuis l’amélioration des signaux en 1996 à des fins civiles, par le biais de démarches artistiques. Si l’industrie automobile et le milieu des sports récréatifs ont rapidement saisi l’intérêt qu’un tel dispositif pouvait avoir, les artistes n’ont pas tardé à les détourner pour questionner la place du corps dans son environnement, que ce soit par des pratiques ludiques ou à forte charge politique. Une attention particulière sera portée sur les projets Impressing Velocity de Masaki Fujihata, le bio mapping de Christian Nold et Tracking Transience de Hasna Elahi. Ces trois projets mettent en lumière le rapport de liberté et de privation que peuvent offrir le GPS, la perspective nouvelle qui s’est ouverte sur le territoire et sur le temps quotidien et finalement comment elles permettent un regard critique conjugué à un imaginaire urbain.


Ulrich Fischer

La machine cinéma au temps du web 2.0 You must have the Adobe Flash Player installed to view this player.

BIO
Ulrich Fischer a démarré son travail avec les images en mouvement en plein changement technologique au début des années 90 : l’informatique pointait son nez, l’argentique était au sommet de sa gloire et la vidéo amplifiait la «démocratisation» de la production audiovisuelle. L’apprentissage des 3 techniques, à l’époque totalement séparées, a constitué ce qui est le fondement formel de son travail aujourd’hui : la chance de l’accès non linéaire et la combinatoire (l’informatique), la possibilité de réaliser des images évocatrices et plastiques (cinéma) et la facilité de produire et distribuer à travers l’accès de moins en moins onéreux aux outils (vidéo). Sur ce chemin, il a réalisé plusieurs films courts (documentaires, fiction, animation). Dès les années 2000, il s’est orienté vers la performance et les installations, à travers des projets interactifs, en lien avec la ville (sortir de la salle de cinéma, amener les images dans la ville). La place de l’habitant, la question de la marge de manoeuvre et des interactions entre personnes et espaces de vie, les utopies et alternatives, la place des nouveaux médias et l’informatique contextuelle sont quelques uns de ses cadres d’approches aux questions que soulève la ville contemporaine. Depuis 2007, il travaille essentiellement sur le projet Walking the edit et la nouvelle plateforme d’édition en ligne Memoways : cinéma, ville, participation et interactions ludiques en vue d’accéder de manière singulière et individuelle à la mémoire audiovi-suelle d’un territoire.

RÉSUMÉ
Dans les années 1920, « l’effet Koulechov » a contribué à définir une écriture cinématographique moderne, en la libérant des réflexes hérités des formes d’art pré-existantes (théâtre, peinture). Presque 100 ans plus tard, la même question revient à l’ordre du jour, mais cette fois ci concernant le cinéma lui-même: comment est-ce que l’on peut réaliser et produire un projet audio-visuel qui utilise les nouveaux outils numériques et possibilités liés au réseau d’ordinateurs (le web) de manière « native » ?Le projet Walking the edit propose d’explorer la narration combinatoire sur le principe d’une interaction « organique » (la marche à pied) avec une base de données géolocalisée (la mémoire audiovisuelle d’un territoire). Cette présentation propose de poser les enjeux de la narration combinatoire (les liens entre les images – le montage – n’est pas décidé de manière unique et figée en amont de l’expérience), de la co–création (le spectateur a une place active et créative dans le processus de réception) ainsi que de la valorisation des contenus créés dans le cadre d’un projet (proposer un accès original aux contenus qui ne sont pas visibles dans un film « classique »).


Richard Bégin

Notes sur le mobilographe

BIO
Richard Bégin est professeur en études cinématographiques au département d’histoire de l’art et d’études cinématographiques de l’Université de Montréal. Il est le fondateur et directeur de la revue Écranosphère. Il a publié Figures de violence (avec Bernard Perron et Lucie Roy) aux éditions L’Harmattan, ainsi que Baroque cinématographique : essai sur le cinéma de Raoul Ruiz aux Presses de l’Université de Vincennes. Il a co-dirigé avec Laurent Guido le numéro L’horreur au cinéma de la revue CiNéMAS et le numéro « L’imaginaire des ruines » de la revue Protée avec Bertrand Gervais et André Habib. Ses recherches portent sur la violence, le désastre et la technologie numérique.

RÉSUMÉ
Dans Notes sur le cinématographe Robert Bresson associe l’appareil cinématographique à « une façon neuve d’écrire, donc de sentir ». Ces notes ont ceci de précieuses qu’elles nous informent de la perception d’un auteur envers un dispositif technique dont il cherche à démontrer qu’il permet de produire une forme inédite de sensibilité. L’objectif de ma présentation sera de creuser le sillon de cette démonstration en prenant cette fois pour objet l’appareil numérique mobile, et, plus particulièrement, le téléphone dit « intelligent ». Ce dernier, lorsqu’il est utilisé afin de capter l’image d’un événement, permet d’abord l’inscription d’une mobilité qui a pour conséquence d’évoquer une sensibilité liée au corps de celui ou celle qui, à ce moment précis, se mobilise. Aussitôt téléversé dans le Web, l’objet de cette captation s’échange et circule ensuite de manière à propager une image somatique de l’événement, lequel s’accorde, au-delà de toute signification politique, sociale ou domestique, à la seule « pratique spatiale » du sujet. S’écrit alors un événement dont on ne perçoit plus que la mobilité de celui qui en est le témoin. Cette démonstration tentera de poser les jalons esthétiques d’une expression qu’on dira « mobilographique » et qui, à juste titre, privilégie l’effet de présence à la représentation.


Karen O’rourke

Piétons et cartographes : l’émergence de récits spatiaux You must have the Adobe Flash Player installed to view this player.

BIO
Karen O’Rourke est Maître de conférences habilité à diriger des recherches à l’UFR d’Arts Plastiques et Sciences de l’Art de Université Paris 1 (Panthéon-Sorbonne). Ses travaux personnels tendent à mettre en relation la pratique artistique avec la notion de réseau, avec celle d’archivage et avec celle de territoire. Parmi ses réalisations d’arts plastiques dans ce domaine, on peut citer City Portraits (1989-92), Paris Réseau / Paris Network (1993-2000), L’archivage comme pratique artistique (1997-2000), Une carte plus grande que le territoire (2002-2004), Eavesdroplets (2006) et Partially Buried University (2008-2010). Ses recherches théoriques sur l’art contemporain ont donné lieu à près de quarante articles publiés dans des revues comme Leonardo, AI & Society, Ligeia, Plastik et Livraison et ont abouti à deux ouvrages de synthèse. Le premier, Walking and Mapping : Artists as Cartographers (La marche et la cartographie: les artistes en tant que cartographes), paraît en mars 2013 aux éditions de MIT Press (Cambridge, Mass.). Le second, Des arts-réseaux aux dérives programmées : actualité de « l’art comme expérience », consiste en une adaptation de son rapport de HDR en vue d’une publication.

RÉSUMÉ
De Guy Debord dans les années 1950 à Esther Polak plus récemment, les artistes contemporains reviennent sans cesse sur le motif de la marche à pied. Debord et ses amis ont cartographié les ambiances urbaines dans les rues de Paris, tandis que Polak et son équipe ont muni des éleveurs peuls au Nigeria de dispositifs GPS et développé un robot pour dessiner leurs itinéraires dans le sable. Autrefois le domaine de professionnels qui mobilisaient un savoir hautement spécialisé, la cartographie est aujourd’hui devenue l’affaire de tous, un moyen pour chacun de se situer dans le monde. La convergence de réseaux mondiaux, de bases de données en ligne, et de nouveaux outils pour la cartographie mobile coïncide avec un regain d’intérêt pour la marche comme forme d’art. Dans le livre Walking and Mapping, Karen O’Rourke s’interroge sur les conséquences de cet engouement à travers l’étude de projets d’artistes contemporains. Certains captent le « GPS émotionnel »; d’autres utilisent des techniques satellitaires pour créer des paysages faits de données – « datascapes » - d’autres encore utilisent leurs pieds pour faire de « la cartographie spéculative. » Beaucoup travaillent avec des scientifiques, des designers et des ingénieurs. O’Rourke offre des lectures critiques de ces projets et les situe par rapport à des oeuvres marquantes du dernier demi-siècle. Elle montre que les détails infimes de chaque travail prennent plus d’importance en conjonction avec d’autres. Ensemble, ils forment une nouvelle entité, un ensemble dynamique plus important que la somme de ses parties. En alternant l’étude attentive des projets sélectionnés avec une vision de leur place dans un contexte plus large, ce livre vise à cartographier un phénomène complexe.


Yannick Guéguen

Art sonore mobile géolocalisé You must have the Adobe Flash Player installed to view this player.

BIO
Yannick Guéguen est directeur artistique chez Audiotopie. Audiotopie est un collectif d’artistes créant des parcours sonores qui concilient l’architecture de paysage, la musique électroacoustique et les médias mobiles. Ces parcours immersifs croisent réalité et fiction dans le but de créer une expérience sensorielle misant sur les qualités ambiantales et sociales des lieux.
www.audiotopie.com

RÉSUMÉ
Cette présentation porte sur une étude comparative de trois parcours sonores d’Audiotopie impliquant la contextualisation et/ou la géolocalisation. En s’appuyant sur les catégories de l’art sonore mobile de Frauke Behrendt et des théories de l’action située, le cadre d’expérience de l’auditeur sera évalué dans chacun de ces projets. L’objectif étant d’élargir la réflexion sur ce type de pratique artistique, tout en interrogeant la réception du public à ces formes d’expérimentations.


Xavier Boissarie

La réalité augmentée sonore : une expérience immersive You must have the Adobe Flash Player installed to view this player.

BIO
Praticien du numérique depuis 15 ans, Xavier Boissarie s’éloigne de la dimension immatérielle attachée à ce domaine pour mieux s’approcher de l’expérience incarnée.Il s’empare des supports mobiles dans une tentative d’hybridation des espaces tangibles et numériques selon différentes modalités : la préfiguration de l’expérience concrète dans une simulation analogique, la captation et la restitution de l’expérience de déambulation à travers des représentations cartographiques dynamiques et interactive ou encore, le déploiement de contenus situés accessibles en déambulation avec un terminal mobile.Pour travailler sur ces sujets, Xavier Boissarie a rassemblé une équipe composée de Game-Designers, Ingénieurs et artistes au sein de Orbe. L’équipe mène une intense activité de recherche et développement en collaboration étroite avec différentes institutions du domaine culturel : l’ENSADLAB (géo-localisation indoor), L’IRCAM et L’ENSCI (projet ANR Topophonie), la Chartreuse et la Gaité Lyrique (Sonospheres), le PASS (projet ICI), Universciences (projet Mobilearn)…

RÉSUMÉ
L’écoute appareillée classique dissocie la perception auditive des sensations kinesthésiques. En associant des sources sonores à des éléments tangibles, la réalité augmentée réconcilie perception et proprioception. Cette approche sera présentée à travers différentes réalisations du collectif Orbe : Topophonie de l’Eau, un paysage sonore liquide qui épouse une topographie, le Laboratoire de la Dérive Protocolaire et Murmures Urbains, qui composent avec les cycles d’une ville.


Marie-Christiane Mathieu

Musique de char, autoradio 2012-2014 – une expérience sonore dans le flu-tendu de l’autoroute 20

BIO
Le travail de recherche de Marie-Christiane Mathieu se divise en deux axes. Le premier, conceptuel, cerne par le biais de différentes installations interactives l’idée de l’enveloppe ou de la bulle dans laquelle chaque individu vit. Le deuxième, d’ordre technologique, met ensemble par l’entremise de différents systèmes de communication, des objets, des personnes, et des lieux séparés. Ses positions théoriques prennent ancrage dans le monde concret de l’économie et de la politique et dans l’évaluation des différents systèmes de diffusion mis à la disposition des artistes. En tant que conférencière, elle a répondu à de nombreuses invitations aux États-Unis, en Allemagne et au Brésil. Elle a été invitée à des résidences de travail au Banff Centre for the Art, Canada, à l’Holocenter de New-York, E.U. et à l’École supérieure des arts médiatiques de Cologne en Allemagne. En 2004, elle a complété un doctorat en Études et pratiques des arts à l’UQAM. Depuis 2008, elle est professeur à l’École des Arts visuels de l’Université Laval.

RÉSUMÉ
Cette présentation analyse différents éléments dans le développement d’une expérience sonore se produisant dans le flux-tendu de l’autoroute Jean-Lessage entre Québec et Montréal. Le projet de recherche intègre simultanément les caractéristiques physiques des infrastructures routières, les politiques économiques qui encadrent le développement des axes autoroutiers, le patrimoine invisible transmis par les ondes radio et le téléchargement de contenus numériques afin de créer un trajet sonore parallèle à celui de la route et du paysage traversé par un conducteur. Nous analyserons à cet effet l’insularité close et autonome de la voiture comme espace parfait et privilégié de l’expérience. Musique de char, autoradio 2012-2014 est un projet de recherche-création financé par le Programme aide au projet novateur du FQRSC. L’équipe de recherche est composée de Marie-Christiane Mathieu artiste en art interdisciplinaire, professeure à l’École des arts visuels de l’Université Laval,Québec, Chantal Dumas, artiste en art sonore et en art visuel, Montréal, Jean-Charles Grégoire, ingénieur, professeur et chercheur à l’INRS, Montréal, Geneviève Gasse, assistante de recherche, École des arts visuels de l’Université Laval, Québec.


Bernard Guelton

Mobilités numériques et interactions situées You must have the Adobe Flash Player installed to view this player.

BIO
Bernard Guelton développe depuis la fin des années 80 des réalisations artistiques qui interrogent les contextes sociaux et architecturaux dans lesquels il intervient. La question des rapports entre architecture et fiction caractérise une partie de ses réalisations conçues pour des acteurs et des lieux à chaque fois particuliers. Ce rapport à la fiction n’est jamais conçu comme une mise à l’écart du monde mais au contraire comme une tentative d’inquiéter les croyances qui fondent l’évidence non plus d’un monde mais de plusieurs suspendus entre évolution et destruction. Une cinquantaine d’expositions en France et à l’étranger témoignent de son engagement dans la création artistique personnelle mais aussi dans le cadre de la conception et du commissariat d’expositions. Dans le cadre universitaire, il anime la ligne de recherche Fictions & interactions (CERAP) de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Cette ligne de recherche a pour ambition d’interroger les particularités de la fiction sous l’angle des pratiques artistiques et visuelles. D’importants développements ont vu le jour en 2010, 2011, 2012 avec la mise en place de nouvelles collaborations et projets de recherche sur les questions des immersions dans les dispositifs fictionnels et virtuels : collaborations avec l’UQAM et l’université Laval au Québec, et la plateforme XiYitang Shanghai : projets de recherche, colloques, tables rondes, ateliers.

Principaux ouvrages : 1- Fiction et médias, intermédialités dans les fictions artistiques, (Dir.) Publications de la Sorbonne, 2011. 2- Images et récits (Dir.) L’Harmattan, 2011. 3- Les arts visuels, le web et la fiction, (Dir.) Publications de la Sorbonne, 2009. 4- Archifiction, Quelques rapports entre les arts visuels et la fiction, Publications de la Sorbonne, 2007. 5- L’exposition, interprétation et ré-interprétation, L’Harmattan, 1998.
http://www.fictions-et-interactions.org - http://www.archifiction.org

RÉSUMÉ
Dans les jeux en réalités alternées, la mobilité des joueurs et les appareillages sollicités sont déterminants. Ils impliquent des situations d’immersion réelle, virtuelle et fictionnelle qui interrogent des représentations de soi. Ces questions sont exemplifiées à travers deux ou trois dispositifs de jeux en réalités alternées. Les notions de représentations de soi sont envisagées à travers les questions basiques de l’action et des plans d’action jusqu’à des questionnements plus élaborés qui engagent la place du participant et les limites du jeu. L’action, la localisation, la décision, l’opérativité et l’indétermination sont proposés comme des modes opératoires fondamentaux qui engagent la mobilité et les actions du sujet. Ces considérations s’inscrivent dans une conception active de la perception et de la spatialité du sujet qui met en relation simultanée le corps propre du sujet, ses trajectoires et ses relations aux objets, que j’appellerai « interactions situées ». Il s’agit de représentations qui se construisent pendant et grâce à l’action. Les interactions situées constituent le fondement corporel et perceptif pour une approche de la mobilité du sujet.


Jean-Ambroise Vesac

Mobilité, performance et hybridation You must have the Adobe Flash Player installed to view this player.

BIO
Jean-Ambroise Vesac est un artiste en art numérique. Sa pratique comprend la performance audiovisuelle interactive, les installations robotiques ou vidéo immersives. Ses oeuvres explorent les environnements de réalités mixtes : mi-physique mi-numérique, où machine, homme et paysage coexistent. Elles offrent des expériences esthétiques interactives aux participants. Pour approfondir ses connaissances théoriques, il a entrepris un doctorat en arts et culture numériques à l’Université Laval sous la direction de Renée Bourassa. Ses recherches sont soutenues par le Laboratoire de muséologie et d’ingénierie de la culture (LAMIC) de l’Université Laval. Il est boursier du Fonds de recherche du Québec – Société et culture. Il est chargé de cours à l’École des Arts visuels de l’Université Laval et au Département de Philosophie et Arts de l’Université du Québec à Trois-Rivières.

RÉSUMÉ
Cette conférence présente et discute les observations recueillies à l’hiver 2013, lors de travaux de recherche sur les dispositifs mobiles de réalités mixtes. Plus qu’une augmentation corporelle, l’entrée du corps dans les paysages virtuels provoque le dépassement de la notion de représentation vers celle de performance et d’hybridation. L’engagement au sein d’un dispositif médiatique mobile en temps réel impulse ce passage à l’expérience de la présence de soi devenue opérante comme une fonction d’animation intégrée au système informatique. Le participant médiatise son « être au monde » et exprime sa subjectivité dans ses actes et par les signes qu’il perçoit, parfois au hasard, dans son espace immédiat transformé en lieu métis de création. Ainsi, par leurs interactions multidimensionnelles, le corps et l’espace sont hybridés par les technologies mobiles, ce qui rend la combinaison de leur agentivité inextricable.


Diana Domingues

Mobilité et systèmes énactifs biocybrides : synesthésie et afffectivité dans la reingénierie de la vie You must have the Adobe Flash Player installed to view this player.

BIO
Artiste pionnière en art numérique, théoricienne et commissaire d’expositions, professeur senior invitée au CAPES et au CNPq à l’Université de Brasília (UnB), elle a fondé (2010) et dirige le Laboratoire de Recherche en Art et Techno Science (LART). Elle dirige des thèses de doctorat et de post-doctorat au PGArt UnB et en Ingéniérie Biomédicale au FGA - Gama – UnB. Elle est titulaire d’un post-doctorat à l‘Université Paris VIII (2004), et d’un doctorat en Communication et Sémiotique à la PUC / SP (2000). Elle a publié des livres et des anthologies, ainsi que plus de 100 articles dans les revues Leonardo, Spie, IEEE, InTECH, Digital Creativity. Elle a réalisé une cinquantaine d’expositions solo et plus de 150 expositions collectives entre Biennales, Musées, Centres culturels, festivals renommés dans plusieurs pays : France, Canada, Angleterre, Italie, Espagne, Suède, Allemagne, Etats-Unis, Argentine, Mexique, Grèce, Pérou, Cuba, Slovénie. Ses recherches transdisciplinaires se concentrent sur le facteur humain des technologies créatives et l’expansion du sensorium, la mobilité, biofeedback et les systèmes énactifs et des états affectifs en Bioart, actuellement en collaboration avec Camera Culture Media Lab MIT/ CNPq. Ses oeuvres sont référencées dans les livres de S. Wilson Art+Science Now (2010), Information Arts (2002) ; Art in Latin American XX Century d’Edward Lucie- Smith, (2002) ; Prix récents XX Unesco Prize for the Arts – 7th Biennial de La Habana (2000) ; Global Crossing 2005; Rockefeller Foundation; Leonardo Journal: Prix Sergio Motta (2011), São Paulo.
http://dgp.cnpq.br/buscaoperacional/detalhegrupo.jsp?grupo=0240803DKU6FNW

RÉSUMÉ
Après les évasions et les immersions dans les mondes synthétiques de Realité Virtuelle, nous sommes conscients des connexions au cyberspace everywhere (W.Gibson) et des modes de vie élargis par les technologies ubiquitaires (Weiser), dispositifs mobiles, interfaces locatives qui redéfinissent les narratives quotidiennes par la condition de mobilité biocybride (bio+ cyber+ hybride). Ces technologies d’une ontologie créative de la réalité poussent les artistes et les scientifiques de LART/UnB à partager des problèmes transdisciplinaires sur la reingéniérie de la vie en trois directions : la réingénierie du sensorium, de la nature, de la culture. Nos systèmes énactifs dotés de biocapteurs portables, grâce au traitement des données, révèlent les états affectifs des couplages synesthésiques corps/environment pendant des affordances d’une perception écologique (J.Gibson), d’origine oroborique (Domingues). Des actions en logiciel social, dans deux projets en Bioart et biodiversité, envisagent l’écosystème, les géographies affectives et les paysages malades. L’un est dedié à la dengue, une infection endémique des régions tropicales, où des plates-formes sociales biocybrides activent des informations et le comportement des individus qui co-habitent l’espace physique et le cyberspace et échangent des données obtenues sur une grande échelle, en particulier par des interfaces géographiques. L’autre, en paysage sonore naturalisé, est dedié à la préservation des communautés biologiques aux biomas, et les systèmes de reconnaissance de voix et traitement de signaux en visualisation des données. Les deux systèmes produisent des iconogéographies affectives du paysage d’un nouvel abstractionisme.


Tiago Franklin Rodrigues Lucena

The idea that comes from hermes: enactive system (a sensorized insole) for arts and technoscience You must have the Adobe Flash Player installed to view this player.

BIO
He has bachelor degree in Arts and Media by University of Campina Grande - Brazil. Master in Arts (Art and Technology) by UnB – University of Brasília, where he investigated Mobile and Locative Media Art practices. He is a PhD student at Brasilia University and now an internship at MIT-MediaLab- Camera Culture Group. Tiago´s research interests include mobile technologies and public health, ubiquitous, sentient and pervasive technologies in urban space. This research is made in a new collaborative space of LART - Art and TechnoScience Laboratory (coordinate by Dra. Diana Domingues) in intersection between Art and Software, Eletronic and Biomedical Engineering at Universidade de Brasília/ Gama campus.

RÉSUMÉ
In Greek mythology, Hermes created a winged boot, the ancient version of our wearable enactive affective system, which enhances his individual capacities. With the intention to understand the coupled relation between bodies X environment, we purpose a sensorized insole (designed using biomaterial latex from Hevea brasiliensis) that contributes to visualize human health’s habits during their displacements in urban daily activities creating an affective narrative of users. As an enactive system, the prototype of the insole, acquires, processes and treats some physiological data (pressure’s feet, temperature, galvanic skin response…) that informs us about the affective state of the users creating a living map. The project is on development at LART – Art and TechnoScience Lab at University of Brasilia – Gama campus and MIT-MediaLab, Camera Culture Group and involves artists, biomedical and electronic engineers. We will present some ideas that follow the prototyping process of a sensorized insole, artistic inspirations and further goals to be use in Arts and TechnoScience purposes.

Clôture You must have the Adobe Flash Player installed to view this player.

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Colloques

Corps en scène : l'acteur face aux écrans

acteur-face-aux-ecrans Paris, 3-4-5 juin 2015

Organisation : Josette Féral et Louise Poissant
Assistante à l’organisation : Audrey-Anne Cyr

Présentations audio
Présentations vidéos

Depuis une vingtaine d'années, l'apport des nouvelles technologies a modifié en profondeur la scène théâtrale et avec elle, le jeu de l'acteur. Désormais les corps de chair y côtoient fréquemment les corps synthétiques ou hybrides, créant des corporéités mixtes, « mi-chair, mi-calcul » (Couchot) dont l’équilibre varie selon les choix esthétiques des artistes (metteurs en scène, acteurs, concepteurs du spectacle). Que devient l’acteur dans cette confrontation avec la scène  transformée? Quelles techniques de jeu ces nouvelles modalités scéniques imposent-elles aux performeurs? Comment les esthétiques nouvelles qui dérivent de ces mutations conjuguent-elles la juxtaposition du charnel et du virtuel? Comment se déploie, dans ce contexte, la présence du performeur?  Comment se gère son énergie? Son rapport à la voix? À l’espace? Au temps? Au mouvement?

Le colloque que nous envisageons sera consacré à ces questions et, plus particulièrement, aux formes d’interaction entre l’acteur et les technologies sur la scène, quelque forme qu’elles revêtent (écrans, caméras, micros…)  afin de montrer en quoi ces interférences  bouleversent les  théories du jeu qui ont prévalu jusqu'ici.

Face aux nouveaux dispositifs scéniques, l'acteur se voit contraint de développer des stratégies de travail inédites, lesquelles doivent mener à un jeu souple naviguant entre présence réelle et présence médiatisée. Le metteur en scène lui-même, développant de véritables talents de vidéastes, voire de cinéastes, se trouve au coeur de ce travail de création  (FC Bergman, Bud Blumenthal, Guy Cassiers, Romeo Castellucci, Kenneth Collins, Pippo Delbono, Ivo van Hove, Elizabeth Lecompte du Wooster Group, Michel Lemieux et Victor Pilon, Robert Lepage, Caden Manson du Big Art Group, Simon McBurney, Denis Marleau, Katie Mitchell, Fabrice Murgia, Jean-François Peyret, Jay Scheib, Cyril Teste, Kris Verdonck, Marianne Weems, parmi beaucoup d’autres). Aidé de tous ses collaborateurs, et du travail du comédien qui demeure au centre de la  scène, il traduit le dialogue des corps (charnels et  virtuels) en formes de présences scéniques modifiées, en altérations de l’art de dire. Comment se déclinent ces modifications au jeu scénique? Ont-elles une incidence sur les fondements du jeu d’acteur tel que véhiculé par  des approches plus traditionnelles?

Confrontées à ces changements qui touchent la scène contemporaine, comment réagissent les écoles de formation de l'acteur? Demeurent-elles fidèles à une certaine conception plus traditionnelle du jeu corporel et de l'interprétation des textes? Comment négocient-elles la mutation des formes de jeu? Si toute une mouvance artistique modifie l'intégration de la présence de l'acteur en scène - et par le fait même son implication lors du travail de création - ne faut-il pas repenser la formation de l'acteur?

La réflexion proposée s’organisera autour de quelques axes :

  1. Les modalités du rapport acteur/performeur et la façon dont certaines pratiques spécifiques négocient la dualité corps charnel/corps numérique (projection, immersion, fragmentation, virtualisation, corps augmenté, mécanisé, avatars, etc.). Cet axe pourra faire appel à quelques pratiques emblématiques permettant de suivre ces mutations.
  2. Les modes de travail des metteurs en scène, des acteurs ainsi que des concepteurs du spectacle (direction d’acteurs, répétitions, techniques de jeu) afin d’établir ce dialogue des corps, entre virtuel et réel.
  3. Les effets produits sur le spectateur par ces pratiques qui l’interpellent directement puisqu’il est invité à expérimenter ces mutations et que ces dernières modifient profondément le mode de saisie visuelle ou cognitive qu’il opère de la scène.
  4. Les voies privilégiées par certaines écoles de formation afin de s’adapter à ces nouvelles modalités scéniques.

Mobilités numériques : corps, imaginaire des villes et réalités hybrides

mobilites-numeriquesVendredi le 17 mai 2013
9 h15 à 17 h 00

Samedi le 18 mai 2013
9 h 10 à 13 h 00

Coeur des Science
Agora Hydro-Québec
Salle CO-R500
175, avenue Président-Kennedy
Montréal (Québec)
H2X 3P2
Métro Place-des-Arts

Horaire
Liste des participants
Déroulement du colloque et présentations vidéos

Comité organisateur :

Lorella Abenavoli

lorella-abenavoliBIO
Artiste franco-italienne en art audio, Lorella Abenavoli produit des oeuvres installatives interdisciplinaires convoquant la biologie, la physique, l’acoustique, la programmation associées aux pratiques plastiques de l’espace. Ces oeuvres donnent à entendre les rythmes imperceptibles de la Terre, des arbres, des particules cosmiques, du corps... Elle a exposé son travail en Europe, aux Etats-Unis et au Canada. Boursière du FQRNT, elle est arrivée au Québec en 2007 pour poursuivre un doctorat à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Sa recherche vise à définir la place de la sonification dans les arts plastiques et médiatiques. Chargée de cours à l’UQAM, elle est l’auteure de nombreux articles sur l’art audio. Elle travaille actuellement à la réalisation d’oeuvre sonores révélant les mouvement interne du corps humain.
www.abenavoli.net

Renée Bourassa

BIO
Renée Bourassa est professeure à l’École de design de l’Université Laval. De nature interdisciplinaire, ses intérêts de recherche portent sur les fictions issues des médias numériques, sur les pratiques expérientielles dans les dispositifs de réalité mixte, sur la performativité et les effets de présence ainsi que sur la culture numérique. Elle a publié en 2010 un essai intitulé Fictions hypermédiatiques : mondes fictionnels et espaces ludiques. Des arts de mémoire au cyberespace. Elle co-dirige avec Louise Poissant deux ouvrages collectifs intitulés Personnage virtuel et Corps performatif : effets de présence (2013) et Avatars, personnages et acteurs virtuels (2013), ainsi qu’un autre ouvrage intitulé Figures de l’immersion, en co-direction avec Bernard Guelton et Bertrand Gervais (à paraître, 2013). Chercheure membre régulier du groupe de recherche sur la performativité et les effets de présence, elle est également affiliée au centre Figura, au laboratoire NT2, au CRIALT ainsi qu’au LAMIC.
www.design.ulaval.ca/personnel/professeurs/renee-bourassa.html

Josette Féral

josette-feralBIO
Josette Féral enseigne actuellement à La Sorbonne nouvelle-Paris3. Elle est professeur à L’École supérieure de théâtre de l’Université du Québec à Montréal depuis 1981. Elle a publié de nombreux livres parmi lesquels Théorie et pratique : au-delà des limites (Entretemps, 2011), Mise en scène et jeu de l’acteur, tomes 1, 2 et 3(Montréal, Bruxelles, 1997, 1998, 2007), Rezija in Igra (Slovénie, 2008). Directrice de plusieurs ouvrages collectifs dont les plus récents sont Pratiques performatives : Body Remix (Presses de l’Université de Rennes, 2012) et Genetics of Performance (Cambridge Univ. Press, Theatre Research International, 2008), The transparency of the text : Contemporary Writing for the Stage (co-éd. avec Donia Mounsef, Yale French Studies, 2007), Le réel à l’épreuve des technologies (co-dir avec E Perrot), Rennes, 2013. Ses articles ont été traduits dans une douzaine de langues. Elle est invitée à donner des séminaires dans plusieurs universités. Elle a été présidente de la FIRT (Fédération internationale pour la recherche théâtrale) de 1999 à 2003.

Louise Poissant

louise-poissantBIO
Louise Poissant est une des fondatrices d’Hexagram et doyenne de la Faculté des arts de l’UQAM. Elle s’intéresse aux enjeux pratiques, théoriques et esthétiques que sous-entend l’utilisation des médias comme médium. Elle est l’auteure de nombreux ouvrages et articles dans le domaine des arts médiatiques publiés au Canada, en France et aux États-Unis. Elle a dirigé la rédaction et la traduction d’un dictionnaire sur les arts médiatiques publié aux PUQ en français et en version électronique. Ses recherches actuelles portent sur les arts et les biotechnologies et sur la notion de présence virtuelle dans les arts de la scène.

Introduction aux journées d’étude

Le groupe de recherche Performativité et effets de présence, sous la co-direction de Josette Féral et Louise Poissant, mène une réflexion depuis plusieurs années sur les mutations des pratiques performatives engendrées par leur rencontre avec les pratiques médiatiques. Dans le cadre de ces activités, les 17 et 18 mai 2013, deux journées d’étude organisées par Renée Bourassa et Lorella Abenavoli seront consacrées aux mobilités numériques dans leurs relations à la corporéité et à l’imaginaire des villes, porteurs de réalités hybrides.

À la croisée des arts de performance, des arts sonores, visuel et médiatiques, des théâtres expérientiels et participatifs, ainsi que du cinéma étendu, les dispositifs de mobilités numériques occupent une place croissante dans certaines pratiques performatives qui se déroulent hors les murs des institutions consacrées, que ce soit la galerie, la salle de cinéma ou le théâtre. Parcours en espace urbain ou cartographies augmentées des lieux, ces pratiques répondent à la croissance de la mobilité dans nos sociétés contemporaines et à la prolifération des technologies portables. Par exemple, l’émergence des téléphones mobiles et des systèmes de géolocalisation GPS connectés à Internet ainsi que des applications mobiles aux multiples fonctionnalités de réalités augmentées déploie tout un champ de création interdisciplinaire, que les artistes s’approprient. Les technologies mobiles sont porteuses de transformations sociales ou de changements dans les modes de vie, enjeux que les artistes interrogent. Les pratiques artistiques autour des mobilités numériques agissent en redéfinissant ou en détournant leurs usages attendus.

La thématique de ces journées d’étude appelle une réflexion sur le concept même de mobilités numériques dans leurs relations à la corporéité et aux effets de présence. En prenant corps dans les lieux physiques du quotidien, à partir des configurations de l’espace urbain et de ses flux, ces pratiques quittent le paradigme de la représentation pour un modèle expérientiel. Elles problématisent la présence en associant le contexte local où se déroule l’événement à un ailleurs ou à un autre, tout en renégociant la relation entre l’espace privé et l’espace public. Ces performances urbaines déploient l’imaginaire des villes : elles inventent des situations de réalités hybrides, où se conjuguent la mobilité du corps dans l’espace physique de la ville et la présence mentale par le biais de l’imaginaire, que médiatisent les dispositifs portables. De telles pratiques artistiques renvoient à un trait fondamental de la perception esthétique, soit son pouvoir de transformation et de transfiguration de l’expérience, où se jouent les effets de présence.

Ces journées d’étude visent à prendre la mesure de ce domaine de création aux frontières ouvertes, en favorisant les passages entre réflexion théorique et pratique créative.

Renée Bourassa


Effets de présence du son : performance, radio art et installation

effets-presence-sonLe groupe de recherche Performativité et effets de présence, sous la co-direction de Josette Féral et Louise Poissant, mène une réflexion depuis plusieurs années sur les mutations des pratiques performatives engendrées par leur rencontre avec les pratiques médiatiques. Le 25 mai prochain, nous organiserons une journée d'étude consacrée aux effets de présence du medium son.

Les pratiques sonores occupent une place croissante dans les arts performatifs: théâtre, danse, performance, et toutes les pratiques hybrides se situant aux frontières de ces disciplines historiques. On fait d'entrée de jeu une différence entre les pratiques sonores et la musique, en excluant cette dernière. Le déploiement des techniques de l'audio et, avec elles, l'émergence du medium son comme entité plastique autonome, invitent notre groupe à se concentrer sur ce medium, le temps d'une journée, pour mettre en exergue sa faculté à produire des "effets de présence".

On pourrait dire avec Bernard Stiegler que la matière sonore, tout comme le cinéma, est un objet temporel qui "coïncide avec le flux de la conscience". Cette caractéristique a pour effet de créer un continuum entre l'espace de la performance et celui du public, pour lequel le medium son reste souvent transparent. L'un des objectifs de cette journée d'étude, grâce à l'exposé d'artistes, de professionnels, chercheurs, professeurs, spécialistes, est de mettre à découvert certains processus, procédés et procédures de travail du medium son afin de saisir sa faculté à induire une forme de présence poétique, esthétique, sensorielle sur les créations.

L. Abenavoli

Comité organisateur :
Lorella Abenavoli
Marie-Christine Lesage
Louise Poissant

Horaire
Liste des participants et présentations vidéos

Journée d'étude
Vendredi le 25 mai 2012 9h00 à 17h30

HEXAGRAM-UQAM
Pavillon des sciences biologiques
Salle SB-4105
141, avenue Président-Kennedy
4e étage
Montréal (Québec)
H2X 1Y4
Métro Place-des-Arts, vers la sortie UQAM


Effets de présence et effets de réel dans les arts de la scène et les arts médiatiques - Volet 3 : le corps remixé

corps-remixeJournée d'études
12 et 13 mai 2010

Programme 

 

 

 

 


Effets de présence et effets de réel dans les arts de la scène et les arts médiatiques - Volet 2 : formes indisciplinées

formes-indisciplineesJournée d'études
28 et 29 mai 2009

Programme  

 

 

 


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Conférences 2012-2013

L’Abécédaire du corps dansant : F-faille

abcdaire-corps-dansant22 mars 2013

Une conférence de 9h30 à 10h30, local K-3105
Une performance de 10h45 à 12h30, Piscine-théâtre (local KR380)

Pavillon de danse de l’UQAM, 840 Cherrier, Montréal
(métro Sherbrooke)

Comment le corps se construit-il et est-il construit en danse? De quelle manière le danseur et le chorégraphe travaillent-ils le corps au quotidien, lui proposent-ils ou lui imposent-ils une énergie, une plastique, une attitude, une esthétique? La cohabitation intime du danseur avec son corps se constitue en un tissage et un (dé)tissage constant de dynamiques, d’efforts, d’exercices et de pratiques, mais aussi à travers le jeu des simultanéités et de la circulation de désirs (d’être à la hauteur, le meilleur, énergique, etc.), d’enjeux, de modèles (à suivre ou à ne pas suivre), de traditions et de réactions à ces mêmes traditions. À partir de la notion faille, Il s’agira ici de réfléchir au processus même de travail dans l’Abécédaire, aux principes qui sous-tendent ce projet titanesque, puis de poser à nouveau la question du corps à partir de la présentation du « travail en cours » de la lettre F-faille.

Lieu :
Pavillon de danse de l’UQAM, 840 Cherrier, Montréal (métro Sherbrooke) :

Crédits :
Présentation : Andrée Martin

F-faille
Création : Andrée Martin, en collaboration avec Jade Marquis et Ariane Boulet
Interprétation : Ariane Boulet, Jade Marquis, Andrée Martin
Collaboratrice artistique : Manon Levac
Répétitrice : Christine Charles.

Biographie

Andrée Martin est docteur en Arts et Sciences de l'Art de l'université de Paris 1 (Sorbonne) et professeure au Département de danse de l'Université du Québec à Montréal. Ex journaliste spécialisée en danse (Le Devoir et Radio-Canada), elle est responsable des rencontres internationales Territoires en mouvance (2003) et Le corps au travail (2006). Scénariste et réalisatrice, Andrée a signé Danser Perreault (2003) et Sans titre rouge (1999). Elle est l’auteur de plus d’une quarantaine d’articles publiée à travers le monde (France, Allemagne, Belgique, etc.). Elle a aussi dirigé l’ouvrage Territoires en mouvance et le dossier Le corps en mouvement (Vie des arts). Ses recherches-créations touchent aujourd’hui au corps en étoile et à sa dimension rhizomatique, à la question complexe de l’articulation entre la théorie et la pratique, de même que sur la transversalité en art. Actuellement, elle travail à un Abécédaire du corps dansant, un projet de longue haleine menant à une suite d’essais littéraires et scéniques sur le corps dansant (déjà présenté au Canada, au Mexique, au Chili, en Belgique, en Espagne, en France et au Brésil).


Mettre en scène le futur

mettre-en-scene-futur15 mars 2013
9h30
Local J-2615
Pavillon Judith-Jasmin

Certains androïdes japonais ont une grande capacité d´imitation de la complexité du comportement humain. Ils sont des merveilleuses plateformes d’expérimentation. Ils peuvent aider les chercheurs à étudier nos traits de comportements les plus anodins comme les plus complexes, tels des sortes de miroirs. Mais l’effet provoqué par ces clones est bien plus qu’un simple reflet et plus qu’une projection bidimensionnelle de l’autre. Ils sont les prototypes d’un nouveau genre d’altérité. Recréer ce qui est le plus simple chez l’homme peut parfois relever de la plus grande complexité en robotique, et consécutivement, ces fascinantes machines permettent de perfectionner des mécanismes, des composants électroniques et des programmes, en proposant par la même occasion d’autres perspectives épistémologiques.

Biographie

Zaven Paré a inventé la marionnette électronique (Ballard Museum of Puppetry - Connecticut et Musée Gadagne - Lyon). Il a été  lauréat de la Villa Kujoyama et de la Japan Society for Promotion of Science (postdoc en robotique dans les laboratoires du Professeur Hiroshi Ishiguro) en 2009 et 2010. Il a reçu le prix Sergio Motta (São Paulo) pour l'ensemble de sa carrière artistique en 2011.


Les arts immersifs : quelles expériences des corps

arts-immersifs8 mars 2013
9h30
Local J-4255
Pavillon Judith-Jasmin

Le dispositif immersif est un lieu, une instance ou un média dont l'’efficacité performative est suffisante pour produire un effet inédit dans le corps. Cet effet est une expérience émersive par les émotions, les images, et les sensations internes qui en sont produits de manière volontaire ou involontaire. Ce décalage entre l'’immersion expérientielle et l'’émersion corporelle d'’images et d'’idée est précisément l’'objet de notre réflexion sur les dispositifs immersifs et les dispositions subjectives. La protestation du corps n’'est plus manifestée dans le corps social mais devient un mode de subjectivation : à la différence du corps peint africain qui rend la sensation visible dans le symbole du dessin, le dispositif immersif fonde un art double à la fois mise en scène et mis dans le corps de l'’agent performatif. Comment dès lors traduire dans l’œ'oeuvre ce que l'’immersant ressent en lui?

Biographie

Bernard Andrieu, philosophe, Pr en Epistémologie du corps et des pratiques corporelles à la faculté du sport de Nancy, Université de Lorraine, @bandrieu59, dernier ouvrage. Les avatars du corps, Montréal, ed Liber, 2011. http://leblogducorps.over-blog.com


Sur l'importance d'une mise en condition du spectateur par le biais des dispositifs

sur-importance-mise-en-condition-spectateur15 février 2013
13h30
Local J-4255
Pavillon Judith-Jasmin

Pour Émile Morin, l’effet de présence est déclenché par la mise en place d’un dispositif ayant comme fonction première la mise en condition d’écoute (ou situation) aiguë du spectateur. Prenant exemple sur une série d’œuvres issues de divers courants de l’art, il propose de s’attarder sur trois types de dispositifs générateurs de ces conditions singulières d’écoute, à la fois stratégies conceptuelles et procédés techniques.

l’espace augmenté : le dispositif scénographique comme moteur de création
l’interface : le dispositif technique ou technologique comme mécanisme d’amplification de présence
l’écoute déstabilisée : le détournement des mécanismes de perception

De plus, sur ces bases, il propose de poser un regard plus approfondi sur deux œuvres importantes du collectif Recto Verso dont il aura été l’instigateur, Parcours Scénographique et Un Paysage/Eine Lanschaft/A Landscape, où l’entrecroisement étroit du processus même d’écriture de l’œuvre, du procédé multidisciplinaire inédit la régissant, et du développement du dispositif scénographique, participe à une mise en condition vouée à provoquer les conditions d’une écoute intense pour le spectateur.

Biographie

Émile Morin est artiste indépendant basé à Québec, ses nombreuses installations et œuvres scéniques furent présentées en Europe, en Australie, aux États-Unis et au Canada. Parmi d’autres, au Châtelet de Paris (France), au Tesla de Berlin (Allemagne), au festival BEAP à Perth (Australie), au Banff Center et au Musée d’art contemporain de Montréal (Canada).

Au cours des 30 dernières années, sa trajectoire professionnelle est composée d’une pratique artistique continue et de la direction artistique d’organisations reconnues pour leur singularité, Recto Verso et son festival Le Mois Multi ainsi qu’Avatar, l’association de création sonore. Par le développement d’une pensée de renouvellement des formes au sein de groupes de création précurseurs qu’il a dirigé, il a nourri une connaissance avancée de la création multidisciplinaire et de l’art numérique (autant pratique que théorique), il a développé des stratégies de création innovatrices, tout comme des moyens techniques de création inédits. De plus, il a collaboré à plusieurs événements nationaux et internationaux et auprès de structures gouvernementales comme consultant et penseur afin d’analyser, comprendre et définir les paramètres des nouveaux axes de création, que ce soit en multidisciplinarité ou en art numérique.

Basée sur ce qu’il appelle une "esthétique de la complexité", sa création utilise et juxtapose plusieurs disciplines afin d’élaborer des installations, des espaces scénographiques, des œuvres immersives et des constructions « dramatiques ». La multidisciplinarité qui caractérise ses œuvres révèle sa singularité dans l’utilisation systématique d’une multitude de mécaniques qui reproduisent et détournent des effets, des phénomènes et des mouvements de la nature.  L’élaboration de ses dispositifs sonores et visuels cherche à provoquer et à modifier les modes de perception du spectateur et sa compréhension de l’espace qu’il habite et qui l’entoure. Depuis plusieurs années, Émile Morin fait usage intensif, mais critique, des nouveaux outils technologiques.


Surrogate Performances: Performance Documentation and the New York Avant-Garde, c. 1964 - 1974

surrogate-performances6 février 2013
13h30
Local J-4255
Pavillon Judith-Jasmin

This talk will appeal equally to people interested in performance and those interested in the history of art or photography (not music this time!). The relationship of this topic to the idea of presence has to do with the way the presence of the performance persists after the event through its documentation.

Biographie

Philip Auslander's primary research interest is in performance, especially in relation to music, media, and technology. He has written on aesthetic and cultural performances as diverse as theatre, performance art, music, stand-up comedy, robotic performance, and courtroom procedures. He is the author of five books and editor or co-editor of two collections. His most recently published books are Performing Glam Rock: Gender and Theatricality in Popular Music (2006) and the second edition of Liveness: Performance in a Mediatized Culture (2008). In addition to his work on performance, Auslander contributes art criticism regularly to ArtForum and other publications. He is the editor of The Art Section: An Online Journal of Arts and Cultural Commentary.
Philip Auslander is professor at the School of Literature, Communication, and Culture at the Georgia Institute of Technology, Atlanta. http://www.lcc.gatech.edu/~auslander/


Objet hybride inédit d’un paysage de réalité mixte

objet-hybride25 janvier 2013
9h30
Local J-4255
Pavillon Judith-Jasmin

Cette conférence présente et discute les observations recueillies à l’été 2012, lors de l’expérimentation d’un dispositif mobile de réalités mixtes. Motivée par l’effet de surprise de sa relative nouveauté, l’expérience perceptive d’un objet hybride sera au cœur du propos. L’objet hybride est une forme éphémère qui émerge d’un dispositif mobile de réalité mixte par la fusion dans la cognition spatiale de points de référence virtuels et réels. Lors de sa brève manifestation, il coexiste dans l’espace avec les choses de la réalité concrète. Son effacement soudain, comme une illusion, laisse le sentiment d’une étrangeté intérieure. Ce vécu sensible semble témoigner de l’évolution de notre technoculture et ouvre des perspectives de création qui seront discutées sous l’angle de la performativité, de l’immersion et de la représentation paysagère.

Biographie

Jean-Ambroise Vesac est un artiste en art numérique. Sa pratique comprend la performance audiovisuelle interactive, les installations robotiques ou vidéo immersives. Ses œuvres explorent les environnements de réalités mixtes : mi-physique mi-numérique, où machine, homme et paysage coexistent. Elles offrent des expériences esthétiques interactives aux participants. Pour approfondir ses connaissances théoriques, il a entrepris un doctorat en arts et culture numériques à l’Université Laval sous la direction de Renée Bourassa. Ses recherches sont soutenues par le Laboratoire de muséologie et d’ingénierie de la culture (LAMIC) de l’Université Laval. Il est boursier du Fonds de recherche du Québec – Société et culture. Il est chargé de cours à l’École des Arts visuels de l’Université Laval et au Département de Philosophie et Arts de l’Université du Québec à Trois-Rivières.


Le photographique, saisie et saisissement : art descriptif et « apparence vivante »

photographique-saisie-saisissement23 novembre 2012
13h30
Local J-4255
Pavillon Judith-Jasmin

Ce travail de recherche porte sur l’étude d’une forme distincte que j’identifie au photographique et à la culture du visible dont elle relève. Il s’agit de définir le photographique en tant que forme singulière d’appropriation et de représentation du monde qui nous entoure et comme mode de pensée, notamment déterminée par un rapport particulier à l’espace et à la temporalité.

Depuis la fin des années 70 et les années 80, la démarche d’artistes-photographes, particulièrement celle issue d’une culture nordique, s’est avérée paradigmatique d’une façon de voir et d’une manière de représenter qui semble s’appuyer sur les principes d’une approche descriptive en art, notamment par un rendu minutieux des détails et une conception de l’espace et de la surface picturale qui lui est propre, mettant en valeur une esthétique tout à fait particulière en photographie. Il semble que dans ces démarches nous soyons en mesure d’observer, dans ce renouvellement d’une approche descriptive à travers la pratique photographique, un mode de pensée lié à un rapport simple et plutôt « direct » aux choses tel qu’elles se présentent à nous. Ces oeuvres offrent une multitude de détails à saisir instantanément dont la surface photographique se présente comme un espace à la fois mince, opaque et ostentatoire. Ostentatoire en ce sens où elle se présente pour soi et comme force de visible.

S’il est ici question d’une recherche sur les termes appropriés pour traiter des images du Nord, il est aussi question des concepts liés à la nature de leur aspect particulier c’est-à-dire de leur « apparence vivante » ou de l’effet « d’immédiateté de leur présence visuelle ». En ce sens plusieurs éléments caractéristiques du descriptif, définit notamment en peinture et en littérature, tel que la visibilité opposée à la lisibilité, la netteté et le rendu minutieux des détails, la « présence » de la surface et la vue topologique, non linéaire, qui est caractérisée par de multiples points de vue plutôt qu’un seul, semblent tout à fait propice non seulement à la définition des modalités du descriptif photographique, mais aussi du concept d’apparition photographique.

Biographie

Denis Rioux est enseignant, designer et artiste photographe. Il est détenteur d’une maitrise en design graphique et sémiotique visuelle de l’Université Laval à Québec où il a enseigné comme chargé de cours en 2008. Son projet de création à la maitrise portait sur les principes et modalités de la forme narrative dans la configuration d’un parcours urbain et d’un guide-journal de bord. Denis Rioux enseigne la photographie en tant que chargé de cours à l’École de design de l’Université du Québec à Montréal depuis 2009 et poursuit une carrière en tant qu’artiste photographe. Il a étudié le design et la photographie à l’Université du Québec à Montréal et à l’Université de Montréal ainsi que la photographie à l’Université Concordia.

À l’été 2000, il a été invité par le célèbre Studio Dumbar à La Haie aux Pays-Bas pour effectuer un stage de perfectionnement en design graphique. Depuis il a principalement travaillé à la conception de livres d’artistes, de catalogues d’art et de mise en espace de projets d’artistes en galerie. Son séjour au Pays-Bas lui a aussi permis de réaliser un projet d’exposition supporté financièrement par le consulat général des Pays-Bas. Il a notamment exposé ses oeuvres photographiques à la Maison de la culture Notre-Damede-Grace, à la galerie VAV, à l’Usine C et à la galerie SÍM à Reykjavik en Islande.

Denis Rioux est présentement candidat au doctorat en études et pratique des arts de l’UQAM sous la direction d’Angela Grauerholz. Il est récipiendaire d’une bourse du FQRSC d’une durée de trois ans pour son projet de thèse. Ses activités sont réparties entre l’enseignement, la recherche en théorie et pratique de la photographie et du design dans son studio à Montréal.


Ombre et Effet de présence

ombre-effet-presence2 novembre 2012
13h30
Local J-4255
Pavillon Judith-Jasmin

Au cinéma comme dans bien d’autres formes d’art, notamment au théâtre en peinture, en animation et dans les arts de performance, l’ombre crée un effet de présence. Corps en négatif, l’ombre atteste de la présence, augmente les volumes et crée une profondeur qui donne corps aux personnages. Cette pure évanescence qui couvre de gris tout ce qu’elle touche exerce un potentiel dramaturgique et occupe un rôle central dans bien des œuvres. Quelques exemples seront examinés.

Biographie 

Louise Poissant, PhD en philosophie, est doyenne à la Faculté des arts. Elle dirige le Groupe de recherche en arts médiatiques (GRAM) depuis1989. De 2001 à 2006, elle a dirigé le Centre interuniversitaire des arts médiatiques (CIAM). Elle est l'auteure de nombreux ouvrages et articles dans le domaine des arts médiatiques publiés dans diverses revues au Canada, en France et aux États-Unis. Elle a dirigé aussi, la rédaction et la traduction d'un dictionnaire sur les arts médiatiques publié aux PUQ en français, et en anglais, par sections dans la revue Leonardo aux MIT Press, et une version électronique disponible depuis 1997. Elle a coscénarisé une série sur les arts médiatiques en collaboration avec TV Ontario et TÉLUQ et a coréalisé une série de portraits vidéos d'artistes avec le Musée d'art contemporain de Montréal. Ses recherches actuelles portent sur les nouvelles technologies appliquées au domaine des arts de performance et sur les biotechnologies et les arts.


Présentation de deux parcours immersifs

presentation-deux-parcours5 octobre 2012
9h30
Local J-4255
Pavillon Judith-Jasmin

Etudiante en master Arts de la scène en France, Maud Peyrache a choisi de travailler sur les théâtres immersifs actuels. A travers son expérience, d'une part, de comédienne dans "le Bardô" de la Compagnie haut et court et d'autre part de spectatrice d' "Un doux reniement" de la Compagnie du veilleur, elle étudie les différences et les points communs de ces deux parcours théâtraux conçus pour un spectateur à la fois. Les avancées technologiques permettent l'autonomisation du spectateur au coeur de dispositifs scénographiques intelligents. Que ce soit au niveau de la création , de la réception ou de la diffusion des mutations s'opèrent. Elle souhaite partager son expérience et recueillir celles des autres, engager la discussion autour de ces installations contemporaines et du rapport particulier entre le spectateur et l'acteur, le spectateur et l'oeuvre elle-même qu'elles induisent.


Atelier avec Armando Menicacci

atelier-armando-menicacci20 septembre 2012
de 9h à 12h
K-1150
Pavillon de danse,
840 Cherrier, Montréal
(métro Sherbrooke)

21 septembre 2012
de 9h à 12h et de 13h à 17h
K-1150
Pavillon de danse,
840 Cherrier, Montréal
(métro Sherbrooke)

Présentation de l'Atelier

  1. Pour une théorie du geste au croisement interdisciplinaire scientifique, philosophique et psychanalytique développée sur la base des travaux d'Hubert Godard et de Michel Bernard.
Dans les discours on confond constamment geste et mouvement. En croisant leur compétences, Michel Bernard et Hubert Godard on travaillé à des modes de définition aboutissant au concept d'orchésalité, c'est à dire à la spécificité de l'organisation sensorimotrice d'un corps en "état de danse".
  2. Interaction Interactivité!. Allons y! Isadora 1.3. Il est important qu'un artiste dans le domaine de la danse puisse comprendre et pratiquer facilement les enjeux et les possibilités de l'interactivité en temps réel. De ses potentialités poétiques et politiques comme de ses pièges esthétiques. De nos jours il y a une pléthore de logiciels, matériels, capteurs et dispositifs interactifs très facilement accessibles voir gratuits ou Open Source. Mais peu d'entre eux sont vraiment fait pour des artistes et par des artistes. Pour ces raisons Isadora (www.troikatronix.com) me semble le meilleur logiciel pour la gestion en temps réel de tout type de média. Inspiré de Duncan, Isadora est aussi puissant que simple à utiliser et en constant développent ; ouvert, compatible, multiplateforme, évolutif et accessible. Nous allons survoler son interface et sa logique de programmation pour nous initier à la fois aux questions techniques, en les mettant immédiatement en lien avec les problématiques esthétiques et les (nos) choix poétiques.
  3. L'histoire à l'envers. Les esthétiques des relations entre la danse et les nouveaux médias dans l'histoire du XXème et XXIème siècles. Le philosophe italien Benedetto Croce disait que l'histoire est maitresse de vie voulant dire que si on veut savoir quoi faire, il faut regarder ce qui a été fait. Or, de nos jours il existe de nouvelles manières de faire et refaire l'histoire en se basant sur une analyse d'œuvre qui ne prétend pas être objective, mais le fruit d'un projet particulier et spécifique. En d'autres termes, dans une certaine historiographie contemporaine, l'historien propose UNE histoire particulière fruit d'un point de vue assumé. Nous allons proposer une histoire non linéaire des rapports entre la danse et les nouveaux médias, fondée une analyse d'œuvres, des nouveaux dispositifs et statuts de l'image. C'est pour cette raison que cette histoire vient ici clore ce cycle et ne l'ouvre pas.

Biographie

Après des études de danse et de musique Armando Menicacci obtient une maîtrise en musicologie et un doctorat sur les relations entre la danse contemporaine et les technologies numériques de l'Université Paris 8. Il organise plusieurs colloques et publie dans le domaine de la musicologie en travaillant à l'Opéra de Rome comme responsable des publications. À Paris 8 il a fondé et dirigé entre 1999 à 2009 Médiadanse, un laboratoire de recherche, pédagogie et création sur les rapports entre la danse et les médias. En 2004-2005, il a été artiste/professeur invité à l'école Le Fresnoy (www.lefresnoy.net). Actuellement, Il est professeur d'art contemporain/arts numériques et dirige l'atelier Corporéités et Interactions à l'EMAfructidor, Ecole Media Art de Chalons sur Saone (www.emafructidor.com) où il est aussi responsable de la recherche au sein de l'école. Il enseigne régulièrement dans plusieurs universités, notamment celle de Bilgi (Istanbul), la Universidade Federal do Rio de Janeiro (Brésil), l'Ecole Spéciale d'Architecture (Paris) et la Bartlett School of Architecture (Londres). Il a publié plusieurs articles et livres dans les domaines de la musique, de la danse et des nouveaux médias dont "La Scena Digitale. Nuovi media per la danza", Venezia, Marsilio, 2001, avec Emanuele Quinz. Il a aussi collaboré avec plusieurs chorégraphes et artistes interdisciplinaires, dont Alain Buffard, Vincent Dupont, Rachid Ouramdane, Kondition Pluriel et Steven Cohen. Entre 2005 et 2011, avec Christian Delecluse, il a travaillé au sein du collectif Digitalflesh (www.digitalflesh.org) en réalisant des installations interactives, des créations chorégraphiques et des performances exposées et jouées dans des nombreux pays. Actuellement il est artiste associé à la scène Nationale Le Manège de Reims (France) et prépare sa prochaine création.


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