Zenph

Artiste

John Q. Walker

Année

2006
(depuis le premier projet en 2006 – la recréation de la performance des variations de Goldberg d’après l’interprétation de Glenn Gould produite en 1955 –, d’autres projets ont été réalisés à partir d’enregistrements de grands pianistes comme Art Tatum, Sergei Rachmaninoff et Oscar Peterson)

Résumé

Type de projet : enregistrements dont la fidélité sonore laisse à désirer.

Depuis le premier projet en 2006 – la recréation de la performance des variations de Goldberg d’après l’interprétation de Glenn Gould produite en 1955 –, d’autres projets ont été réalisés à partir d’enregistrements de grands pianistes comme Art Tatum, Sergei Rachmaninoff et Oscar Peterson.

La technologie assemblée et commercialisée par Zenph permet de dissocier la musique de son support d’origine, de convertir celle-ci en données numériques, puis, à l’aide de logiciels très sophistiqués et du DiskClavier (instrument créé par Yamaha, qui peut interpréter des données informatiques et ainsi exécuter mécaniquement une pièce musicale avec toutes ses nuances), de reproduire la performance originale, ici et maintenant, avec un maximum d’authenticité. Le procédé Zenph permet donc non seulement de faire l’expérience de concerts avec des musiciens disparus, mais il permet aussi des quasi-collaborations entre ces derniers et d’autres artistes vivants (cf. la performance réunissant Sergei Rachmaninov et Joshua Bell).

L’un des aspects les plus novateurs du procédé est que seule la musique constitue la source de la recréation informatique et mécanique : aucune partition n’est nécessaire. Inversement, il est possible de tirer de ces extractions musicales des partitions – particularité intéressante lorsqu’il s’agit d’improvisations ou d’œuvres inédites.

Analyse

Types d’effets, de procédés : l’effet s’apparente au clonage, métaphoriquement. On essaie de reproduire l’objet musical d’origine, dans ses moindres détails, mais l’objectif est aussi de l’épurer de certains aspects que l’on considère comme des parasites (le bruit de fond, la distorsion de certaines fréquences et autres sons extramusicaux) et d’en améliorer d’autres (comme le timbre, la représentation spatioaccoustique, etc.).

La reproduction présente de l’œuvre fait ressurgir l’artiste absent. On sait que l’on est face à un effet de présence ne serait-ce que par le témoignage des spectateurs-auditeurs qui parlent de « chair de poule », « d’expérience spirituelle », etc. Sur le plan strictement sonore, on est par contre davantage devant un effet de réel que face à un effet de présence.

Références

Articles
Technology
Music
Is It Live ... or Yamaha? Channeling Glenn Gould - Edward Rothstein
Zenph Sound Innovations Follow-Up: The Thrill of Experiencing a Live Re-Performance - The Glenn Gould Foundation, Penny Johnson
John Q. Walker - Profile on TED.com

Documents multimédias
Glenn Gould
Joshua Bell
Conférence TED