Présence/ télépresence/ corps

Luiz Antonio Garcia Diniz

(i) Tout d’abord je crois que pour entreprendre une tentative de définition du concept de présence, même très esquissée, nous demanderais un nouveau regard sur le concept même de présence, et également de le situer par rapport au contexte où l’on ira le situer. Dans le cadre de ma recherche, il m’a fallu d’abord réfléchir sur la constitution du sujet au sein de communautés virtuelles, c’est que j’appelle le sujet numérique, ceci dans la mesure où nous échangeons de rapports de plus en plus médiatisés par les interfaces construites à l’aide de certaines méthodes utilisées dans la Web. Il faudrait donc penser les manières dons les personnes se décrivent pour la construction de leurs profil. Il nous paraît évident que dans le cas des communautés telles quelles on trouve dans MSN, Orkut (google) et une infinité d’autres éparpillées dans le réseau, le recours à la réductions des personnes à des « profils » nous amène a une méthode de soustraction, c’est-à-dire, on réduit les gens à des aspects assez grossiers qui, évidemment ne rendent pas compte de la totalité d’éléments constituant d’un être humain – nous pourrons donc concevoir les avatars comme des simulacres d’humains construits par des humains, ce que j’appelle des constructs.

Document de travail (présentation), Groupe de recherche « Performativité et effets de présence », 2006.

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